Voila le conte pour le concours no.3
Le champ aux étoiles
Il était une fois dans une contrée lointaine, un petit renard blanc qui vivait dans un tronc d’arbre avec une jolie petite porte taillée dans l’écorce et une délicate lucarne à côté qui laissait passer la lumière dans sa chaumière douillette au creux du grand chêne. Petit Renard Blanc vivait dans ce petit coin enchanté de la forêt des jours heureux et calmes mais il rêvait d’aventure et surtout de trouver un jour le champ aux étoiles dont son vieux grimoire parlait. Ce grimoire, il l’avait hérité de Grand Père Renard qui avait dit, avant de partir à l’aventure il y a bien des années, « Prend en bien soin Petit Renard Blanc, ceci est très précieux, il raconte la légende du champ aux étoiles. Ce champ aux étoiles n’est accessible que la nuit du jour le plus long de l’année par un chemin qui te sera montré par le reflet des étoiles du ciel sur le ruisseau d’Argent qui descend du Mont Lumière. » Cette montagne était en fait la plus haute du pays et dominait la forêt et les monts alentours qui s’étendaient à perte de vue. Le ruisseau d’Argent était petit et sinueux et zigzaguait au cœur de la forêt et passait à un moment au pied même du chêne où vivait Petit renard Blanc. « Si tu cueilles une étoile du champ et que tu la plante au pied de ta maison, il y poussera les fleurs les plus belles et les plus parfumées du monde qui ne se flétrissent jamais même au milieu de l’hiver entourées de neige fraîche. Et lorsqu’un rayon de lune vient les effleurer, elles semblent briller de mille et un éclats et apporte le bonheur à possesseur. Mais lis le grimoire, il te dira tout ce que tu dois savoir si un jour tu veux trouver ce Champ.» Sur ces mots, Grand Père Renard était parti à la recherche du Champs aux étoiles en disant qu’il reviendrait quand il aurait cueilli une de ces fameuses étoiles mais n’était jamais réapparu. Il était dit dans le vieux grimoire que personne depuis très longtemps n’avait réussi à trouver le champs aux étoiles, ce qui pouvait expliquer que Grand Père Renard n’y soit pas parvenu même si Petit renard Blanc avait espérer qu’il découvrirait le Champ.
Depuis qu’il était tout petit, Petit Renard Blanc admirait les jolies lueurs sur l’eau du ruisseau d’Argent les nuits du solstice d’été et rêvait du Champ aux étoiles et des magnifiques fleurs qu’il pourrait admirer…
Après le départ de Grand Père Renard, il s’intéressait encore plus à ce mystérieux endroit et étudiait jusqu’à très tard le vieux grimoire à la pale lumière de la lune et des étoiles qui filtraient à travers la lucarne.
Un jour, Petit Renard Blanc décida qu’il était temps pour lui de partir sur les traces de son grand père. Il prépara donc son départ quelques jours avant le solstice d’été et informa ses amis de son prochain voyage. Après de longues heures de labeur, il mis dans son balluchon quelques provisions et le précieux livre qu’il connaissait maintenant presque par cœur et ferma à double tour la petite porte de sa maison-tronc-d’arbre. Il était maintenant prêt pour la grande aventure qui le conduirait au Champ aux étoiles. La nuit à venir serait celle du jour le plus de l’année et il avait peu de temps pour franchir toute la côte de la montagne.
« Puisque les étoiles se reflètent dans l’eau de ruisseau d’Argent, je n’ai qu’à remonter son cour pour connaître le chemin » se dit Petit Renard Blanc « De cette façon je gagnerais un temps précieux car le nuit ne dure pas longtemps ».
Sur ces mots il posa son balluchon sur son épaule et partit en jetant un dernier regard à son chêne. C’était la fin de l’après-midi, et le soleil commençait à baisser à l’horizon découpant la cime des arbres.
Petit Renard Blanc marcha pendant de longues heures le long du Cour d’Argent et rêvant aux étoiles qu’il pourrait bientôt admirer si tout se passait bien. Cette partie de la forêt était une des plus jolie du pays, ainsi Petit Renard Blanc se permit de s’attarder de temps en temps à la contemplation de ce bout de verdure et à la lumière dorée que donnait le soleil couchant à travers les feuillages. « Si les étoiles elles-mêmes avaient choisi d’indiquer l’endroit où se trouvait leur Champs, je comprends pourquoi elles ont choisi cette endroit, c’est l’endroit le plus féerique que je n’ai jamais vu. » pensa Petit Renard Blanc.
Puis au bout de plus de quatre heures de marche il arriva à un endroit ou deux ruisseaux amont se rejoignaient pour former le Cours d’Argent d’où il venait. Ne sachant quel chemin emprunter, Petit Renard Blanc décida d’attendre la nuit tombée pour continuer « Le reflet des étoiles guidera la route du Champ aux étoiles » se souvint-il. Peu de temps après la lune et les étoiles apparaissaient tandis que le soleil disparaissait à l’horizon. Petit Renard Blanc observa alors attentivement l’eau qui coulait à ses côtés et vit se former petit à petit comme des éclats de lumière à la surface. Sur le côté bras gauche comme le droit les reflets étaient visibles. Petit Renard Blanc cru que tout était perdu mais en y regardant mieux la lueur des taches lumineuses du côté gauche étaient bien plus brillantes, plus vivantes, comme si les étoiles se trouvaient non pas dans le ciel mais sous l’eau. Une pensée traversa alors l’esprit de Petit Renard Blanc : si le champ aux étoiles était en fait sous l’eau ? Si les reflets qu’il voyait étaient bel et bien ceux d’étoiles qui se trouvaient dans les profondeurs ? Si personne n’avait trouvé le champ, était-ce parce que tout le monde avait pensé que le Champ était à l’air et avait chercher à simplement suivre la bordure du ruisseau incroyablement éclairé ? Il plongea donc sa patte dans l’eau claire et fraîche mais il n’y avait rien au fond à part de la terre et des algues…
Bredouille, il suivit alors le bras gauche du cours d’Argent, le bras la plus lumineux des deux…
Il marcha marcha marcha sans jamais quitter des yeux les reflets les plus lumineux à travers les différents bras, de plus en plus petits, qui apparaissaient petit à petit sur son chemin. Puis à un moment, tard dans la nuit il se trouva un endroit où les éclats sur l’eau parurent mystérieusement bien moins lumineux. On avait l’impression qu’il s’agissait d’un simple reflet du ciel comme sur n’importe quelle surface recouverte d’eau. Petit Renard Blanc regarda autour de lui, cherchant le champs des yeux mais ne vit rien d’autres que des arbres et des roseaux au bord de la rivière qui était bien plus large qu’aux autres endroits ici et plus calme. Il continua à chercher aux alentours encore quelques minutes de plus en plus triste à chaque fois qu’il écartait chaque brin d’herbe et ne découvrait rien, pas un passage souterrain, pas une petite lueur d’étoile. Dépité, il s’assit sur une racine qui dépassait du sol et…
« Aïe ! »
Petit Renard Blanc se releva d’un bond et regarda sous lui. Là se trouvait une petite grenouille avec une fleur rose sur la tête qui massait sa patte.
« Oh, désolé, je ne t’avais pas vu, s’excusa-t-il.
- Ce n’est rien mais fait attention la prochaine fois, je crois que tu aurais pu me casser la patte.
- Vraiment excuse-moi, je n’ai rien remarqué avec cette obscurité.
- C’est vrai que tu ne risquais pas de trouver quelque chose sans lumière.
- Comment sais tu que je cherchais quelque chose.
- Toi tu ne m’as pas vu mais moi oui. Et surtout je t’ai entendu ! Qu’est ce que tu cherchais aussi frénétiquement par ici ? C’est rare les voyageur dans ce coin…
- Euh, je suivais les lumières sur l’eau et elles semblaient presque disparaître ici… mais qui es-tu d’abord ? demanda soudain Petit Renard Blanc, se rendant compte qu’il était en train de dévoiler toute sa quête à une parfaite inconnue.
- Oh, oui, bien sûr, je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Lotus, je vis ici avec ma famille depuis des générations. Et toi d’où viens tu ? Et que fais tu ici à nue heure aussi tardive ?questionna Lotus
- Je suis Petit Renard Blanc, je vis au bord du cours d’Argent mais à bien des heurs de marche d’ici. Je m’intéresse aux reflets de étoiles sur l’eau, je sais qu ça peut paraître bizarre, mais cela pourrait peut être m’aider à retrouver mon grand-père.
- Ton grand père est un renard aussi ? demanda Lotus, songeuse.
- Euh… oui, pourquoi ?
- Hum, je n’en n’ai jamais vu par ici.
- Ah, répondit PRB dans un soupir de désespoir. Et bien merci quand même.
Il était sur le point de partir quand Lotus rajouta :
« Mais je sais pourquoi cette nuit les reflets sur l’eau ne sont étrangement lumineux que jusqu’à là » dit-elle en pointant son petit doigt à l’endroit où les lueurs sur l’eau étaient plus fades.
Petit Renard Blanc fit volte face à toute vitesse et demanda avidement :
« C’est vrai ? Super ! Dis moi tout Lotus s’il te plait !
- Je ne sais pas comment cela peut t’aider à retrouver ton grand père puisque je t’ai dit qu’il n’y avait pas de renard mais suis moi je vais te montrer ! »
Sur ce, elle sautilla jusqu'au tronc d’arbre la plus proche de l’endroit mystérieux et lui fit signe de la patte de la suivre. Il la rejoignis et s’engouffra dans un trou entre les racines de l’arbre à la suite de Lotus. Il s’agissait d’une galerie sous terre qui apparemment se dirigeait en direction de l’endroit mystérieux. L’endroit était humide et de l’eau gouttait au plafond. Ils marchèrent un court moment avant d’arriver à un élargissement de la galerie : là le plafond disparaissait et au voyait au dessus des têtes des deux compagnons une voûte d’eau qui tenait miraculeusement et sous cette voûte, à leur pieds brillaient des jolies petites tâches lumineuses.
- Ici, nous sommes exactement à la verticale de l’endroit où disparaissent les reflets sur le ruisseau d’Argent à la surface. C’est un peu comme ils s’arrêtaient là haut et continuaient en bas leur trajet, expliqua Lotus. Ce phénomène se produit depuis toujours le jour du solstice d’été, c’est un spectacle que j’adore admirer.
- Je te comprends, répondit Petit Renard Blanc complètement sous le charme de cet endroit merveilleux.
- Tu n’as qu’à suivre les tâches de lumières au sol si tu penses qu’elles peuvent te rendre tu Grand Père, moi je peux t’accompagner encore jusqu’à une certaine distance si tu veux, tu sembles connaître quelque chose sur ces lumières. Elles me fascinent tu sais. Par contre, je devrais te laisser à un moment car nous arriveront à la limite de mon territoire.
- D’accord, reste, s’empressa de répondre le renard, content de trouver une compagnie si agréable. Je ne sais pas grand-chose sur ces lueurs tu sais, mais je peux t’avouer un secret, si tu me permet de le garder, bien sûr.
- Un secret ? Oh ne t’inquiète pas, je serais muette comme une tombe, je te le promet, dis moi tout, je veux en savoir plus sur ces lumières.
- Et bien, mon Grand Père m’a donné ce livre avant de partir et ne jamais revenir, dit Petit Renard Blanc en sortant le gros grimoire de son balluchon, devant les yeux captivés de Lotus. Il dit que si on suit les lueurs on atteindra le champs aux étoiles. C’est un champ merveilleux où les étoiles du ciel touchent des fois la terre et où on peut les ramasser. Si on en plante nue dans son jardin, une magnifique fleur qui apporte le bonheur fleurira.
- C’est merveilleux ! Donc la lumière montre le chemin, c’est bien ça ? demanda Lotus toute excitée.
- Oui, et je compte bien ramener et de ses étoiles et qui sait peut être que je trouverais mon grand père qui est parti à leur recherche depuis longtemps.
- Cette fleur doit être magnifique, dit Lotus, rêveuse. Mais nous arrivons à l’endroit où je dois te quitter, tu devras te débrouiller tout seul maintenant.
- Au revoir alors Lotus, dit-il en enlaçant sa nouvelle amie. Je te raconterais tout à mon retour, merci du fond du cœur pour ton aide.
- Merci à toi de m’avoir révéler ton secret. C’est merveilleux, maintenant je sais que je vis sur la route qui mène aux étoiles…
Petit renard Blanc sourit et lui dit qu’elle serait la première prévenue lorsque sa fleur fleurirait avant de prendre congé.
Petit Renard Blanc poursuivit son chemin qui montait de plus en plus. Il avait presque oublié que le champ devait de trouver au sommet du Mont Lumière. Il sautait au dessus des flaques d’eau, prenait à gauche, encore à gauche puis à droite, se glissait sous les racines d’arbres au dessus de lui. Il marcha ainsi un peu plus d’une heure avant d’entendre le bruit lointain d’une chute d’eau encore invisible. Il accéléra le pas, il pensait que ce bruit annonçait la fin du tunnel. Il arriva à un tournant et vit devant lui non pas une chute d’eau au dessus de lui mais à ses pieds. En effet, il semblait être arriver au bout du tunnel et à ses pieds s’étendait un grand trou dans lequel l’eau du plafond se déversait comme si les forces magiques qui maintenaient l’eau en suspension avaient disparues. Il regarda au dessus de lui en cherchant un endroit pour sortir mais ne vit rien à par un épaisse couche d’eau. Puis à mieux scruter les murs de terre il vit une inscription tout près du puit : « Vous êtes arrivez à la fin de votre voyage. Fermer les yeux et lorsque vous les rouvrirez, vous verrez le chemin qui mène aux étoiles. Un pas suffit alors pour être parmi elles.» Petit renard Blanc s’interrogea sur la signification des ses instructions un peu simplettes. Il décida d’obéir même s’il se doutait que rien ne se passerait. Il ferma les yeux se concentra et les rouvrit. Il ne vit rien d’autre que l’eau qui tombait à pic en face de lui, il avait espéré bêtement que l’eau aurait laissé voir un passage derrière cette cascade. Complètement désespéré, il posa son balluchon, s’assit dessus et posa sa tête entre ses pattes. Il resta immobile pendant de longues minutes, cherchant une solution. Puis tout à coup une idée le frappa : et s’il voyait le chemin depuis le début, si le chemin n’était-il que celui qu’emprunte l’eau elle-même ? La dernière partie de l’inscription devenait alors claire « un pas suffit alors pour être parmi les étoiles » : un simple pas le ferait tomber dans les abysses du puit…
PRB ferma les yeux, avança et disparut.
Lorsqu’il reprit connaissance, il n’entendait plus le son de l’eau. Il sentait sous lui le duvet de l’herbe fraîche, au dessus le soufflement doux du vent et tout autour l’odeur de l’aurore.
Il ouvrit les yeux, se redressa, autour de lui s’étendait une plaine avec quelques rocher et… des étoiles : des petite boules lumineuses qui donnaient une merveilleuse luminosité avec les ombres de brins d’herbes. Du reste, il n’y avait rien à part le sol qui descendait tout autour de cet endroit magique, il était bien au sommet du Mont Lumière. Il n’y avait vraiment rien d’autre ? Si, il y avait nu vieux renard souriant qui observait le monde à ses pieds.
- La vue est magnifique ici,n’est ce pas Petit renard blanc ? dit-il sans détourner le regard. Ses petits yeux brillaient de malice.
- Grand Père ? Je croyais que … que… Pourquoi n’es-tu pas revenu?
- C’est un endroit merveilleux, je voulais que tu le voies toi aussi, alors je t’ai attendu, je savais que tu viendrais.
- Mais pourquoi ne pas être venu me chercher ?
- Parce qu’il fallait que tu trouve le chemin toi-même, sinon à quoi bon découvrir un endroit magique comme celui-ci si on ne se donne même pas du mal pour y parvenir, répondit-il en tournant enfin son regard sur le renard couleur neige. Il faut mériter cette vision tu ne crois pas ? Sinon on aurait trop tendance à la banaliser, à ne plus s’en émerveiller s’il était aussi simple de la voir que de suivre un vieillard. Tu as tout mis en œuvre pour trouver ce petit bout de paradis, et c’est le plus important.
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